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point G et éjaculation féminine

Au-delà du mythe, la réalité de l'iceberg

Bien que le vocabulaire médical traditionnel l'ait longtemps ignorée, la médecine reconnait aujourd'hui l'existence de la prostate féminine.

Située autour de l'urètre elle est composée des mêmes éléments que la prostate masculine : glandes et conduits prostatiques, muscles lisses, fonction neuroendocrinienne. C'est elle qui sécrète un liquide contenant de l'antigène prostatique spécifique (PSA), permettant de différencier cet éjaculat d'autres fluides liés au plaisir. Contrairement à l'éjaculat masculin, il ne contient pas de gamètes.

Le liquide prostatique féminin peut passer inaperçu car la quantité produite est beaucoup moins importante que le sperme. Quant au liquide "fontaine" c'est encore autre chose, il provient de la vessie.

L'éjaculation féminine est une expérience unique, propre à chaque femme, et il est tout à fait possible qu'elle soit déconnectée de l'orgasme.

Une histoire de regards et de tabous

À la fin du XIXe siècle, la découverte de l'ovulation a entrainé une dissociation entre l'éjaculation féminine, l'orgasme et la reproduction.

La jouissance féminine, n'ayant plus de finalité nataliste, est devenue répréhensible. Ce fut un siècle difficile pour la libre expression de la sexualité féminine.

Aujourd'hui, bien que la question ne soit plus subversive, elle n'intéresse que trop peu le corps médical, souvent focalisé sur la mécanique reproductive.

Vers la gestion de l'orgasme

Comment sortir de ces contradictions et de ces non-dits ? L'important n'est pas seulement de savoir où se trouve cette zone, mais d'apprendre à éveiller sa sensibilité, à explorer la possibilité éjaculatrice, et surtout, à gérer l'énergie orgasmique dans sa globalité. Il n'y a pas de description stéréotypée de l'orgasme. Sa forme, son intensité, ses manifestations sont infiniment variables. Lâcher prise pour entrer dans ce pouvoir orgasmique aux multiples formes demande de se délester de nombreuses croyances limitantes.

C'est tout le sens de la session Intensif Individuel en Sexologie. Nous y abordons bien plus la question de l'existence d'un point, nous t'accompagnons pour découvrir comment éveiller cette sensibilité, explorer l'éjaculation et t'approprier ton propre paysage intime. Dans le plus grand respect de ton rythme, en toute simplicité et souvent dans le rire :)

Sylvie-Lilith

Féminin‑Autrement

Point G, prostate féminine et orgasme au féminin

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Au-delà du mythe, la réalité de l'iceberg

Le terme "point G", en référence au gynécologue Ernst Gräfenberg qui l'a décrit en 1950,

a longtemps polarisé les débats : mythe ou réalité ?

Anatomiquement, la science contemporaine nous invite à la nuance.

Le point G est une zone, la partie émergée d'un iceberg, la prostate féminine. Cette prostate n'est pas visible extérieurement : située autour de l'urètre, ses canaux se déversant dans l'urètre. Toutefois cette prostate présente chez de nombreuses femmes un renflement qui peut être vu car très proche de l'entrée du vagin, sur la paroi antérieure du vagin.

Un peu comme le gland du clitoris est visible alors que bulbes et piliers sont invisibles car entourant le vagin et tout le monde sait maintenant que c'est le même organe.

Plutôt que de chercher un point magique, il s'agit d'apprendre à cartographier ce territoire intérieur. Ce renflement de la prostate a été nommé point G, il est le point de contact privilégié avec le réseau clitoridien interne et la prostate féminine terme reconnue médicalement depuis les années 2000. Les sensations orgasmique et/ou de plaisir viennent de toute la zone prostatique et du clitoris interne. Cet orgasme est différent de l'orgasme du gland du clitoris.

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