Le pont, ancrer l’infini dans le quotidien
- Édaa

- il y a 1 jour
- 3 min de lecture
Comment ne pas perdre le fil de l’Amour‑Source quand la fatigue s’installe ou que la désynchronisation pointe son nez ?
Pour que l’amour sans objet ne reste pas une idée lointaine mais devienne une ressource, nous avons besoin de ponts. Ce sont nos pratiques, la méditation, la créativité, le relationnel, le questionnement qui permettent d’ancrer cette clarté non‑personnelle dans le calcaire de nos vies.
Présence
Le premier pont est celui de la Présence Témoin. L'assise méditative, l'observation fine du vivant, cultivent cet espace où l’on regarde passer ses propres émotions sans se laisser hanter par elles. En période de tension, ce pont te permet de voir la colère ou la frustration ou une autre émotion comme une météo passagère. Tu ne dit plus "Je suis en colère contre toi", mais "Il y a de la tension dans l’espace". Sans faux semblant, sans que ce soit la répétition d'une formulation apprise. Ce simple décalage sémantique et intérieur redonne de l'air. L’amour sans cible devient alors un filet de sécurité : même si la relation humaine tangue, la Source, elle, reste immobile.
Sensorialité
Le deuxième pont est celui du Rituel Sensoriel. La préparation d’un thé, par exemple, vécu dans une immersion totale. En portant une attention pointue à la température de l’eau, au déploiement des feuilles, au geste précis, tu sort de l’hallucination collective des reproches mentaux. Le thé devient un médiateur : tu ne boit pas seulement une boisson, tu communie avec la vacuité et la forme. Ce moment de beauté partagée agit comme une "mise à jour" du système relationnel.

Créativité
Enfin, le pont de la Création. Créer, c'est offrir. Quand tu peint ou que tu écrit, tu transmute l'énergie personnelle en une œuvre qui dépasse l'individu. En ramenant cette énergie créatrice dans le couple, tu transforme la crise en matériau. Tu apprend à "faire de l'art" avec tes désaccords, à les regarder avec curiosité de la découverte plutôt qu'avec la peur de l'adulte standard.
Image d'un pont suspendu entre deux falaises, l'une est le tumulte des émotions humaines , les tendances à l'action. L'autre la lumière sereine de la conscience, l'amour sans sujet, avec des silhouettes d'humans traversant sereinement le pont.
Ancrer l’amour non‑personnel, c'est accepter que le couple soit un laboratoire. Chaque tension est une occasion de vérifier si nos ponts sont solides. En s'appuyant sur ces pratiques, nous passons de la réaction à la réponse. L'amour n'est plus un effort, mais une reconnaissance : celle que, quoi qu'il arrive en surface, nous sommes touz deux baignæ dans la même lumière primordiale.
Au‑delà
Ces ponts sont les fils invisibles qui relient les tendances à l’action les plus concrètes à la vacuité de l’Amour‑Source. Ils permettent d'être pleinement humans, avec nos besoins et nos élans, tout en restant ancræ dans cette paix qui ne dépend de rien.
Avertissement : Dans cet article, nous avons choisi de mettre en œuvre un langage non‑sexiste et inclusif proposé par des spécialistes du langage :
– Les préconisations pour un langage non‑sexistede la professeuse émérite de littérature Éliane Viennot visible sur son site elianeviennot.fr
Accord de proximité ou d'importance,féminisation des métiers et fonctions…
– Les propositions expérimentales de langage neutre et inclusifpar Alpheratz spécialiste en linguistique du genre,exposées sur son site alpheratz.fr
un / une / an ; le / la / lo ; il / elle / al ;‑é /‑ée /‑æ ; ant /‑ante /‑anx ; plur ‑z…



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